Northern Ontario Riding Redistribution Must Be Reconsidered


Every ten years, as directed by the Constitution of Canada, Federal electoral districts (ridings) must undergo a review, to reflect changes in population centres, and redraw the electoral maps for which Members of Parliament represent. This is important work that needs to be conducted to ensure that citizens are appropriately represented in the House of Commons. However, Northern Ontario is set, once again, to be one of the major losers in redistribution unless we push collectively to have our voices heard.

The Ontario Boundary Commission has released their Proposed Redistribution Plan which reduces the number of seats across Northern Ontario by one, from ten to nine, and completely redraws the map. On a granular level, this means some ridings grow marginally in size, while others become exceptionally challenging to appropriately represent. The proposed redistribution will be difficult for Northern Ontario residents to swallow, and without appropriate pushback, may become a reality.

Under the current proposal, Algoma-Manitoulin-Kapuskasing will cease to exist in its current form. It would be divided into three other ridings: Manitoulin-Nickel Belt, which would consist of Manitoulin Island and the Highway 17 corridor as far as and including Blind River which would be amalgamated into parts of the current Nickel Belt riding, that spans as far as the French River; The North-Eastern end of the riding (Constance Lake First Nation and from Hearst to Driftwood) would be amalgamated into parts of the current Timmins-James Bay riding, becoming Cochrane-Timmins-Timiskaming. Towns in the Northwest, such as Wawa, White River, Dubreuilville and Chapleau, would become part of the Sault Ste. Marie riding, and along the highway 17 corridor from Echo Bay to Iron Bridge.

Ridings get redistributed and change based on a number of factors, mainly population. However, other factors must be prioritized in this decision making, given the challenges that Northerners have with limited infrastructure and accessibility to services. Amalgamating rural towns and municipalities into larger centres, as proposed, may very well have the adverse effect of further reducing access to services for those in rural communities.

Another factor is that this will also negatively affect funding for federal programs throughout the North. As an example, the Canada Summer Jobs program is allocated on a riding-to-riding basis. Eliminating the riding of Algoma-Manitoulin-Kapuskasing means the loss of CSJ funding, to the tune of over $1 million in Northern Ontario annually. With more rural communities being lumped in with bigger cities, and with less money to go around, there will be less opportunities for employers to access dollars and less opportunities for young people.

Also new in the proposed redistribution would be the riding of Kiiwetinoong-Mushkegowuk, which would encompass the farthest northern points of the province. This proposed riding would stretch out over 520,307 square kilometers (from Manitoba to Quebec), the geographical equivalent of the nation of France, and would be represented by one Member of Parliament. Although the population of this region of the province is relatively small, given its location, the idea that any one person can effectively represent so many communities in such a vast area is ill conceived, given the limited infrastructure in Northern Ontario.

Opposition to this redistribution is not a partisan issue as all Northern Ontario MPs are concerned about the proposed changes to the proposed electoral boundary changes in the North.

We are coordinating our efforts in voicing our opposition and will be participating in public consultations. Although written presentations can be submitted, we are very concerned that the limited number of consultations will deter individuals from participating. The only opportunity for residents of Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Nickel Belt, Sudbury, Sault Ste. Marie, and Timmins-James Bay to attend an in-person hearing would be for them to travel to Timmins. It is noted that there are also two opportunities for virtual meetings, however these are lumped in with other regions across Ontario, which again will limit the amount of presentations that can be heard.

Northern Ontario is a unique part of the country with its own physical and human geography. The 1991 Supreme Court Carter decision from Saskatchewan held that the purpose of the right to vote is not equality of voting power but the right to effective representation. The decision states that deviations from population equality will be permitted if they “contribute to better government of the populace as a whole, giving due weight to regional issues within the populace and geographic factors within the territory governed.” This should be factored into Northern Ontario to ensure effective representation.

 Il faut reconsidérer le redécoupage des circonscriptions électorales du Nord de l’Ontario

Tous les dix ans, comme le prévoit la Constitution du Canada, les circonscriptions électorales fédérales sont revues afin de refléter l’évolution des foyers de populations et de redéfinir les limites du territoire représenté par chacun des députés. Cette tâche importante est nécessaire pour que les citoyens soient représentés comme il se doit à la Chambre des communes. Toutefois, si nous n’unissons pas nos voix pour faire pression collectivement et nous faire entendre, l’exercice en cours s’apprête à faire encore une fois du Nord de l’Ontario l’un des grands perdants de ce redécoupage.

La Commission de délimitation des circonscriptions électorales pour l’Ontario a publié un plan de redécoupage proposé qui diminue de un le nombre de sièges pour le Nord de l’Ontario, le faisant passer de dix à neuf, et qui redessine complètement les limites des circonscriptions. Plus précisément, cela signifie que certaines circonscriptions prennent un peu d’expansion, tandis que d’autres deviennent exceptionnellement difficiles à représenter adéquatement. Le redécoupage proposé sera difficile à accepter pour les résidents du Nord de l’Ontario et risque de devenir réalité si nous ne ripostons pas comme il se doit.

Le plan proposé éliminerait complètement la circonscription d’Algoma‑Manitoulin‑Kapuskasing. Son territoire serait redistribué et intégré à trois autres circonscriptions : la circonscription de Manitoulin-Nickel Belt comprendrait l’île Manitoulin et le couloir de la route régionale 17 jusqu’à aussi loin que Blind River, cette ville y compris, et serait fusionné avec une partie du territoire de la circonscription actuelle de Nickel Belt, qui s’étend aussi loin que jusqu’à la rivière des Français; la partie nord-est de la circonscription (Première Nation de Constance Lake et de Hearst jusqu’à Driftwood) serait fusionnée avec une partie de la circonscription actuelle de Timmins-Baie James et serait renommée Cochrane‑Timmins‑Timiskaming; les villages du Nord-Ouest, tels que Wawa, White River, Dubreuilville et Chapleau, feraient dorénavant partie de la circonscription Sault Ste. Marie, qui s’étendrait d’Echo Bay jusqu’à Iron Bridge.

Les circonscriptions sont modifiées et redécoupées en fonction d’un certain nombre de facteurs, principalement la population. Toutefois, d’autres facteurs doivent être priorisés dans cette prise de décision étant donné les difficultés qu’entraînent déjà l’infrastructure limitée et l’accessibilité limitée des services dans le Nord. Fusionner des municipalités et des villages ruraux avec des centres plus grands comme il est proposé risque fort d’entraîner des conséquences négatives telles que réduire davantage l’accès aux services pour les habitants des collectivités rurales.

Un autre facteur à considérer est l’effet négatif que cela aura sur le financement des programmes fédéraux partout dans le Nord. Par exemple, le financement associé au programme Emplois d’été Canada est distribué par circonscription. L’élimination de la circonscription d’Algoma‑Manitoulin‑Kapuskasing entraînerait, relativement à ce programme, une perte de financement annuel de l’ordre de 1 million de dollars pour le Nord de l’Ontario. En mettant plus de collectivités rurales dans le même sac que les villes plus grandes et en diminuant les fonds disponibles, on réduit les chances des employeurs d’accéder à cet argent et on réduit les occasions d’emploi pour les jeunes.

Le plan de redécoupage proposé créerait par ailleurs la circonscription de Kiiwetinoong‑Mushkegowuk, qui engloberait toute la région de la province située la plus au nord. Le territoire de cette circonscription proposée aurait une superficie de 520 307 kilomètres carrés (du Manitoba au Québec), l’équivalent géographique du pays de la France, et serait représenté par un seul député. Bien que cette région de la province soit relativement peu peuplée, vu son emplacement et l’infrastructure limitée du Nord de l’Ontario, l’idée qu’une seule personne puisse efficacement représenter autant de collectivités réparties sur un si vaste territoire est malavisée.

L’opposition à ce redécoupage n’est pas une question partisane alors que les députés du Nord de l’Ontario sont préoccupés par les changements proposés aux limites des circonscriptions électorales dans le Nord.

Nous coordonnons nos efforts pour exprimer notre opposition et participerons aux consultations publiques. Même s’il est possible de soumettre un mémoire, nous craignons fort que le nombre limité de séances de consultation empêchera bien des gens d’y participer. En effet, la seule occasion pour les résidents d’Algoma‑Manitoulin‑Kapuskasing, de Nickel Belt, de Sudbury, de Sault Ste. Marie et de Timmins-Baie James d’assister à une audience en personne serait de se rendre à Timmins. Il convient de souligner que deux séances par vidéoconférence sont également offertes. Toutefois, ces séances s’adressent également à d’autres régions de l’Ontario, ce qui limitera, encore là, le nombre d’intervenants qui pourront être entendus.

Le Nord de l’Ontario est une région unique du Canada ayant sa propre géographie physique et humaine. En 1991, dans sa décision relative au renvoi de l’affaire Carter de la Saskatchewan, la Cour suprême a conclu que le droit de vote n’a pas pour objet l’égalité du pouvoir électoral comme telle, mais le droit à une représentation effective. La décision précise que les écarts par rapport à l’égalité au sein de la population se justifient s’ils « permettent de mieux gouverner l’ensemble de la population, en donnant aux questions régionales et aux facteurs géographiques le poids qu’ils méritent ». Il faut tenir compte de cela pour assurer la représentation effective du Nord de l’Ontario.


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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.


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